Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 21:49

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LE LIVRE DES AMES

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Quatrième de couverture

1947. De mystérieux manuscrits médiévaux sont retrouvés dans les ruines d'une abbaye de l'île de Wight. Winston Churchill demande au président Truman de les prendre en charge. Celui-ci fait construire dans le désert du Nevada une base secrète destinée à les abriter et à les étudier. Son nom : Area 51.

 

2010. Un nouveau manuscrit fait surface à Londres, lors d'une vente aux enchères, Will Piper, ancien profileur du FBI, est engagé par d'anciens membres d'Area 51 pour en percer les secrets. Will y découvre, dissimulé dans la reliure, un poème écrit en 1581 par un de ses anciens propriétaires, William Shakespeare. Plus qu'un poème, c'est une véritable carte cryptée, relative au mystère des manuscrits. La résolution des énigmes qu'elle renferme nous transporte autour de l'année 1530, à Paris, où deux hommes commencent à faire parler d'eux, Jean Calvin et Michel de Nostradamus.

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Une suite sans surprise 

Après l'excellent Livre des Morts, Cooper sort une suite à son roman. Intitulé sobrement Le Livre des Ames, ce second opus nous emmène six mois après la fin de l'Affaire Apocalypse. Cette suite était prévue puisqu'une découverte mineure mais inexpliquée ayant eu lieu dans Le Livre des Morts trouve sa réponse dans ce nouvel ouvrage.

L'histoire se concentre non pas sur la bibliothèque mais sur un volume en particulier, disparu depuis des siècles. Ce dernier recèle des trésors inestimables et il réapparaît à l'aube d'évènements politiques de grande ampleur.

Autant dire que tout le monde est sur les nerfs.

Will Piper est désormais marié à coéquipière Nancy Lipinski, et un petit garçon est né de leur amour.

 

Toujours bourré de clichés, Will est un personnage attachant (ou énervant, c'est selon) qui ne s'habitue pas à sa retraite forcée. Il reprend donc du service, officieusement, au grand dam de sa dame, à la recherche de sensations fortes et d'adrénaline. Car avec cette Affaire du siècle qui l'a laissé sur le carreau, il est loin d'en avoir terminé. 

Alors que l'envie de partir de New-York lui démange de plus en plus, deux individus lui propose un dernier défi qui pourrait lui apporter toute la vérité. Car cette dernière, il est vrai incroyable révélation, seul le lecteur la connaît. 

 

Cooper nous avait ainsi mis dans la confidence et ni Piper, ni aucun autre être humain présent dans Le Livre des Morts d'ailleurs, n'était au courant. La situation s'équilibre donc dans ce roman où l'enquête ressemble à une vaste chasse au trésor impliquant Nostradamus, Jean Calvin et Shakespeare. En effet, l'auteur relie subtilement les prédictions des deux premiers et l'écriture du troisième aux origines du manuscrit. Le style d'écriture est toujours aussi limpide, la vie au 16ème siècle est détaillée et bien retranscrite, bien qu'à certains passages la traduction laisse à désirer.

 

Chaque chapitre est court et dynamique, même si l'intrigue s'essoufle un peu sur la fin. Cette méthode utilisée par l'auteur permet de ne pas s'ennuyer et d'alterner plusieurs endroits et époques différentes se situant au coeur de l'action.

Le côté sombre de cette peur viscérale de la Mort qui est abordée au premier tome prend là une intensité un peu plus forte puisque les différents protagonistes apprennent enfin l'effroyable réalité.

 

Ce roman reste dans la continuité du premier tome, abordant ésotérisme et histoire de façon coordonnée, et nous plonge à nouveau dans le passé de l'abbaye de l'île de Wight, mais à une époque plus récente que celle vue dans Le Livre des Morts. Cette suite se lit sans problème, mais lire le premier tome est fortement conseillé, sinon la lecture sera peut-être moins palpitante.

Cooper agrémente son roman d'une légère synthèse sur la conclusion du Livre des Morts si jamais l'envie vous manque. Au final, Le Livre des Ames ne nous apprend pas grand chose de plus mais le plaisir reste intact une fois la dernière page tournée.

 

DANS LE MEME DELIRE :

Le Livre des Morts

Par Jacaranda - Publié dans : Romans - Communauté : LE FABLULEUX BOULEVARD KERFON
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 13:46

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INFECTED MUSHROOM - LEGEND OF THE BLACK SHAWARMA

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Un alliage maîtrisé entre psy trance nerveuse et rock alternatif

Avant de commencer, voici un bref topo sur un groupe méconnu d'un genre de musique trop méconnu. 

 

Infected Mushroom est une formation de psy trance (ou trance goa) née en Israël, pays pionnier de ce mouvement. Fondé en 1996 par deux musiciens israëliens, le groupe a su rapidement s'imposer dans le mouvement goa avec un son de qualité et des arrangements beaucoup plus recherchés que les autres groupes de psy trance.

Le mouvement goa est apparu au début des années 90 en Inde, dans une région nommée ... Goa. Pas besoin d'aller chercher plus loin.

Le son Goa se distingue des autres formes de techno par un rythme plus rapide, avec des basses plus puissantes et sans discontinuité. Infected Mushroom s'est imposé sur la scène trance en incorporant dès leur premier album des notes de piano et de guitare à ce son de base. Les Israëliens dévoilent alors un potentiel qu'ils ne cesseront par la suite de développer. 

L'expérience aidant, ajouté à cela la diversification et l'évolution de leur musique recherchées par le duo, IM sort en 2004 l'album qui bouleversa la donne et qui les fera radicalement changer d'univers.

Cible de nombreuses critiques, cet album abandonne totalement le son propre à la Goa et propose une approche innovante et vraiment jouissive de la trance psychédélique. Le rythme effréné est toujours présent mais les inspirations mélodiques sont de plus en plus prolifiques et soignées. Du chant s'ajoute désormais, une première dans le petit monde de la psy trance.

S'ensuit un nouvel album en 2007, Vicious Delicious, toujours plein d'entrain et surprenant à chaque piste. Le groupe s'agrandit entre temps en faisant appel à un guitariste israëlien, un autre qui lui est américain et enfin un batteur brésilien.

L'éclectisme jusqu'au bout.

 

Legend of the Black Shawarma, sorti lui en 2009, regorge de nouveautés, et il est à se demander si l'on écoute un groupe de psy trance ou de rock. Un peu des deux désormais. Mais la faculté des deux principaux membres du groupe à créer et arranger des sons uniques est vraiment détonnante.

Les mélodies entraînantes et le chant ont de plus en plus la part belle, et l'album, bien qu'étant dans un registre psy trance, peut être accessible à tous. A noter la participation de Jonathan Davis, chanteur de Korn, sur Smashing the Opponent, comme pour bien faire comprendre que le groupe israëlien a bel et bien changé de catégorie.

IM nous pond uniquement deux morceaux entièrement trance, cela traduit bien l'évolution du combo.

 

Avec en prime un remix très bien ficelé sur une chanson des Doors : Riders on the Storm. Loin d'être un remix pourrissant l'original, il garde la même ligne directrice tout en étant plus agressif.

 

Open your mind   ...

Par Jacaranda - Publié dans : Musiques - Communauté : LE FABLULEUX BOULEVARD KERFON
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 19:21

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RIA - T1 - GRAINE D'ESPOIR

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Quatrième de couverture

Alors que le royaume de Tenebra est englouti par les ombres d'une terrible force noire, une fragile étincelle de lumière apportera l'espoir.

 

Un sceau mystérieux et la lutte de quelques individus décideront du destin de tout un monde.

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Visuellement magnifique, mais scénario assez sommaire

La première chose, évidente, qui attire l'oeil est la magnifique couverture, très sobre mais aux couleurs envoûtantes. Bienvenue dans le monde magique de Tenebra, sorte d'alter-ego de l'exo-lune Pandora du film Avatar

Les auteurs (au nombre de quatre !!), nous font glisser dans un univers féerique, avec flore, faune et autres êtres vivants sortis tout droit d'une imagination enfantine. Loin d'être péjoratif, ce terme met en avant l'esprit affiché par cette bande dessinée : le trait est élancé et tout en courbe, et cela donne l'impression d'un dessin animé défilant sous nos yeux. 

Les auteurs ont principalement mis l'accent sur le visuel au détriment du scénario, donc cette BD vise logiquement un large public, même si la facilité pourrait rebuter certains en quête d'une intrigue plus complexe. Le récit est donc plutôt simpliste  avec un affrontement du Bien contre le Mal, avec un personnage principal étant la clef de la solution, par conséquent convoitise de chaque clan. Sans trop développer davantage, le récit est au moins cohérent et ne se perd pas dans d'innombrables explications.

Là, pas besoin de trop réfléchir, il suffit de suivre.

 

Les couleurs renforcent cet aspect bon enfant du Bien contre le Mal avec d'un côté, des couleurs douces (vert et bleu) lorsque l'histoire se penche sur Ria, et de l'autre des nuances de rouges lorsqu'il s'agit du méchant Noctus et ses sbires. La série sera étalée sur quatre tomes, autant dire que ce qui ressort de ce volume n'en est qu'à l'aube de son dénouement et qu'il est bien difficile de donner un avis ferme. 

Mais, visuellement, c'est un petit bijou auquel on prend plaisir à feuilleter, à la recherche de quelconque détail fantaisiste présent dans les cases. Un vrai régal pour les yeux et l'imagination, à condition de ne pas être trop regardant sur un scénario, certes débordant de trouvailles, mais un peu faiblard.

Par Jacaranda - Publié dans : Bandes Dessinées - Communauté : Virtuoses & cie
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 17:08

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LE CHUCHOTEUR

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Quatrième de couverture

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu'ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d'agents spéciaux ont l'impression d'être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d'un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d'appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d'enlèvement. Dans le huis clos d'un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. 

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure ...

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Simple à lire, un polar très solide

Le premier ouvrage de Donato Carrisi est très simple à lire. Mais assez complexe dans sa trame narrative. Il en résulte un résultat plutôt prenant, où l'on avance sans peine dans cette traque au tueur d'enfants. L'auteur ne s'encombre pas de détails trop plombants et nous présente très sommairement chaque membre de l'équipe chargée de l'enquête. Seulement une brève description pour chacun et à nous de faire le reste. Ce n'est pas un problème en soit, cela dépend juste si l'on préfère que le travail nous soit mâché ou non. Ce détail, même s'il nous empêche de "posséder" l'histoire, ne rend en aucun cas la lecture incompréhensible. Mais le voile de mystères se dissipe à mesure que l'arc principal prend de l'ampleur.

Outre ce fait, l'auteur ne place son histoire ni dans l'espace ni dans le temps. Deux hypothèses : premièrement là aussi, c'est à nous que reviens le droit de situer l'action et ce à l'époque que l'on souhaite, ou deuxièmement Carrisi à été feignant et ne voulais pas alourdir son roman.

Un peu des deux. Tout au long du récit, l'auteur nous épargne les fioritures et nous mène directement à l'essentiel, ainsi nous n'avons pas le temps de nous ennuyer, surtout que le dessein du meurtrier est très élaboré et nous embrouille durant toute l'enquête, et toutes les issues que l'on peut supposer seront mises au tapis une fois la vérité acquise.

En nous rappelant certains faits réels de tueurs en séries, l'auteur nous instruit au passage sur les atrocités, mais aussi le génie, de ces cerveaux du crime. Comment faire face à de tels individus, c'est une question qui peut se poser une fois la dernière page tournée.

Les premières pages nous laissent un peu dans le flou car peu d'action s'y passe et le projet du criminel n'est encore qu'à l'état de balbutiement, ce qui rend la lecture un peu décousue. Mais la simplicité proposée par Carrisi permet de ne pas s'attarder et de passer les pages facilement.

 

Ce roman à l'écriture banale se transforme rapidement en un labyrinthe dangereux pour les policiers qui sont en proie à d'horribles vérités face à ce tueur aux méthodes singulières et à la précision exceptionnelle. Personne n'est épargné, et Carrisi nous surprend en plaçant plusieurs coups de théâtre très bien orchestrés. 

 

Malgré une solidité qui ne peut souffrir d'aucune contestation, le démantèlement complet de l'histoire et la révélation se fait si rapidement qu'il est presque dommage d'assister à une fin aussi brutale. 

Par Jacaranda - Publié dans : Romans - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 15:31

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NOSFERATU - T1 - SI VIS PACEM

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Quatrième de couverture

"Je boirai toutes vos douleurs et je vous rendrai ce que vous avez perdu. Croyez en moi, priez pour moi et je vous apporterai le salut. Car ici, cette nuit, nous fondons une église ...
L'église de vos peines.

Et toutes les nuits,

je reviendrai, mes enfants ..."

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Un récit original sur les vampires, très bien dessiné

Encore une oeuvre sur les vampires. Le succès des différents ouvrages ayant pour thème ces créatures ne s'est jamais démenti (d'ailleurs, le sera-t-il un jour ?) et Olivier Peru, scénariste, dessinateur et écrivain, bref homme multifonctions, nous propose ici en qualité de scénariste, en collaboration avec un excellent dessinateur, une nouvelle histoire sur le mythe du vampire.

Mais pas n'importe lequel : ici il n'est pas question du célèbre et classique Dracula, ni de vampire mièvre façon Twilight. Là, Peru s'attaque au Nosferatu.

Le Nosferatu est le nom officieux de Dracula, donné par Murnau dans son film muet en 1922. Le réalisateur allemand lui avait alors donné un aspect repoussant, chauve et bossu, blanc comme un cul et doté de doigts crochus (sympa la rime). Bien loin du comte séducteur du roman de Bram Stocker.

C'est donc un mort-vivant plus proche de celui de Murnau qui nous est ici dévoilé. Mais le Nosferatu est dépeint comme le premier vampire, le plus puissant de tous.

Disparu de la surface de la Terre durant la seconde guerre mondiale, tout le monde le croyant anéanti, il réapparaît cependant près des bidonvilles de Bombay, un peu par hasard. Il est animé d'un certain esprit de revanche vis-à-vis d'une trahison dont il a subi les frais mais le premier tome de ce diptyque ne nous en apprend pas plus.
Sa résurrection est bien mise en avant avec un fond de page entièrement noir durant ce passage. De quoi nous laisser présager une histoire sombre, collant parfaitement avec l'image d'un vampire, qui plus est le premier de cette race. Les décors nauséabonds et remplis de pauvreté de l'Inde à la saison des pluies nous font comprendre que les auteurs n'ont pas choisi de nous laisser l'espoir d'une issue heureuse. D'ailleurs, non seulement Nosferatu effraie les humains, mais il terrifie encore plus les vampires, dont Vladek, son "enfant".

Le coup de crayon affirmé de Martino nous plonge dans quelques flashbacks, qui nous permettent d'en savoir un peu plus sur les personnages principaux (Nosferatu et Vladek) et de tracer les contours des motivations personnelles qu'ont ces deux vampires à se faire la guerre.
Magnifiques flashbacks d'ailleurs, qui se font par transitions intéressantes pour certaines (le corbeau nous menant vers Rome). Les humains et vampires ne peuvent qu'assister impuissants au réveil du monstre, ce dernier usant de ruses et de la force pour parvenir à on ne sait quel but.

Comme tout bon premier tome qui se respecte, on ne peut que supposer d'éventuels retournements de situations.

Par Jacaranda - Publié dans : Bandes Dessinées - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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