Le Pacte des Loups
LE PACTE DES LOUPS
Année de parution : 2001
Durée : 142 minutes
Genre : Fantastique
Synopsis
Délégué par le Roi, le chevalier Grégoire de Fronsac arrive en Gévaudan un soir d'automne afin d'étudier le mystère de la Bête. Il est accompagné de son vieil ami Mani, un indien Mohawk rencontré en Nouvelle France durant la guerre de sept ans. Rien ne les a préparés à ce qu'ils vont découvrir.
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Esthétique, sérieux quoiqu’un peu extravagant
La terrifiante histoire de la Bête du Gévaudan, une des plus fameuse légende de France, atterrit dans les salles de cinéma françaises en 2001. Le film tente d’apporter une réponse face à cette énigme datant de plus de 300 ans. La thèse invoquée est crédible, et c’est l’une des plus retrouvée dans les différents ouvrages traitant de la Bête.
Hélas, malgré une bonne première partie, ce long métrage s'essouffle sur la fin et se transforme en spectacle grand-guignolesque. Le film se veut historique mais il se ridiculise avec certaines scènes directement pompées dans quelques productions d’actions Américaines. C’est absurde mais les chorégraphies sont bien dirigées.
L’esthétique du film est superbe, certaines images sont magnifiques et procurent quelques frissons (la jeune fille allant récupérer une brebis dans un plan d’eau). Les ralentis à la Matrix sont légions mais, même si cela peut paraître agaçant, cela ne nuit pas au déroulement de l’action. Néanmoins, vu l’importance de ce mythe dans l’Histoire de la France, cela aurait été plus judicieux de moins américaniser l’histoire.
Outre des décors magnifiques, le jeu des acteurs est plaisant bien qu’un peu caricatural. Parmi le casting, on retrouve des têtes d’affiches comme feu Jean Yanne, Vincent Cassel, Mark Dacascos et Samuel Le Bihan. Dacascos n’est pas très bavard mais sa présence, où il fait étalage de ses aptitudes en arts martiaux, a le mérite de nous faire passer un bon moment.
Vincent Cassel endosse encore une fois le costume du méchant mais ce rôle lui va décidément très bien.
Le Bihan en naturaliste pro du kung-fu, on repassera mais c’est assez funky.
Monica Bellucci nous offre également sa plastique de rêve, un peu d’érotisme (très léger) ne fait pas de mal.
La Bête en elle-même est imposante, ses proportions étant cependant exagérées. Cet animal qui a fait trembler le pays du Gévaudan pendant trois années consécutives n’apparaît que rarement, mais chaque attaque donne de bonnes sueurs. L’ambiance froide, sombre et oppressante y est parfaitement réglée, témoignant bien de la terreur qui avait imprégnée ces terres durant ces années de cauchemars.
Malgré quelques passages bien orchestrés, l’histoire peine à être captivante jusqu’au dénouement final, faute à d’incroyables imbroglios.
La réalisation s’est trop penchée à fournir un spectacle divertissant pour tous. Le cinéma d’action Français ne s’en portera pas plus mal, mais un peu plus de sérieux à certains moments aurait été bénéfique à un film qui ne tient pas toutes ses promesses.